Anniversaire de Caroline
sa reception pour s'empaxer d'un demi-kilo de dia– mants. Mai, je savais. J'avais passe des semaines a casser !es codes de protection et d'identification de Bobby et de ses complices. Je l'ai devance. Si cet imbecile de prefet n'etait pas revenu contempler ses cailloux au beau milieu de la nuit, j'aurais eu tout le temps de filer avec. , Ils m'ont rattrapee sur le toit de l'immeuble voisin, au moment ou j'allais sauter dans'l'aero-taxi. Il nei– geait. Lalumiere orangee des lumi-globes se refletait sur des nuages bas et fibreux. Une entetante odeur de mandarine flottait dans !'air, illusion, souvenir de Noels fleurant !'orange et le sapin, parfum de l'enfance devenu depuis celui de la peur. Sur le toit plat de l'immeuble des especes de hublots laissaient echapper des colonnes de lumiere violette. Les flies ant jailli de l'une d'elles, mitraillet– tes au poing. Le taxi ne s'est meme pas arrete, ii a vire de bard dans un grand tourbillon rose et dare. J'etais coincee au bard du vide, entre !es colonnes de lumiere mauve, les flies refermant autour de moi un demi-cercle de cuir et de metal, J'aurais pu faire un pas en arriere : cela ne m'est meme pas venu a l'idee. Ils m'ont fait un beau proces, qu'ils ant diffuse en direct sur le SocioChannel. L'acte d'accusation etai tellement long que certains journalistes se sont' endormis au milieu. Ils ne m'ont pas trouve la main- dre circonstance attenuante, et m'ont condarnnee a trente ans de «(ei-vice collectif ». 5
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